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GTAP Resource #2049

"Politiques Economiques et Pauvreté A qui profitent les dépenses sociales au Tchad? Uanalyse d’incidence à partir des données d’enquête"
by Djindil Syntiche, Nakar, Tabo Symphorien and Toinar Anatole Mogota


Abstract
Cette étude combine les méthodes factorielles et d’analyse d’incidence des bénéfices des dépenses publiques pour fournir des lueurs sur l’incidence des dépenses publiques au Tchad. Nous examinons la distribution des bénéfices liés aux dépenses publiques en éducation et en santé maternelle et infantile. Pour mesurer le niveau de vie, nous utilisons une approche non monétaire basée sur une Analyse en Composantes Multiples.

Les résultats montrent que les populations des villes profitent plus des transferts publics en éducation et en santé que celles des zones rurales, les couches non pauvres plus que les couches pauvres, les ménages dirigés par les hommes plus que ceux dirigés par les femmes. Cependant, l’étude n’a pas permis d’établir un lien entre la pauvreté et la taille de ménage.

De manière spécifique et en ce qui concerne les soins de maternité, à l’exception des services d’accouchement, le quintile le plus aisé bénéficie à peine deux fois plus que le quintile le plus pauvre de la population. Pour les soins en cas de maladie des enfants, le quintile le plus aisé reçoit 22% contre 13.8% pour le quintile le plus pauvre. Malgré l’existence des différences au niveau de la perception d’une situation de maladie2, ce résultat reflète certainement un comportement homogène au niveau de la population en face d’une situation de maladie ou vis-à-vis de la santé maternelle : l’automédication, le recours aux services de santé qu’en cas d’aggravation de la maladie.

En éducation, le quintile le moins aisé de la population reçoit environ 6% des dépenses contre 37% pour le quintile le plus aisé3. La disparité est moins prononcée au niveau des dépenses d’éducation primaire (31% pour le quintile le plus riche) que des dépenses en éducation secondaire (75% des dépenses vont au quintile le plus aisé) : ceci n’est pas une surprise car les dépenses en éducation primaire sont plus progressives que les dépenses en éducation secondaire ou supérieur.

Les disparités géographiques et culturelles sont très importantes en matière de dotations et performances des secteurs santé et éducation. Les analyses en composante principales menées ont permis d’illustrer ces inégalités. Le Tchad septentrional (Nord) souffre d’une carence aigue de ressources humaines dans les secteurs de l’éducation et de la santé, il enregistre des performances relativement faibles (faible taux brut de scolarisation, faible visite et fort taux d’évasion des centres de santé) comparativement à la partie méridionale Sud (concentration des ressources humaines, taux de participation aux services de base en santé et en éducation élevés). Un début d’équilibrage se crée ses dernières années avec une nouvelle orientation plus favorable à la partie septentrionale en matière de création des nouveaux centres de santé et des écoles. Mais cela doit être accompagné des mesures de sensibilisation des populations pour inciter la demande car la culture, l’environnement peuvent être des facteurs dégradants. Au delà des disparités Nord-Sud, l’Etude a permis de cerner les disparités régionales assez importantes. Ca ne sera que par souci d’efficacité et d’équité que les autorités publiques mettront au coeur de leurs stratégies de lutte pour la réduction de la pauvreté le facteur lieu de résidence.

Toutes choses égales par ailleurs, une variation marginale du niveau de vie a un impact marginal très important sur la participation dans le secteur de l’éducation alors que cet impact est largement limité dans le secteur de santé. Les résultats de la régression dérivée non paramétrique indiquent que la variation de niveau de vie chez les pauvres (les 3 premiers quintiles) a un impact plus important sur les transferts en éducation que ceux des riches. Au niveau de la santé, l’effet marginal d’une variation de niveau de vie sur la participation n’est pas très palpable.

L’amélioration de la situation sanitaire et éducative au Tchad, dans le contexte de la Stratégie Nationale de Réduction de la Pauvreté (SNRP) et de l’atteinte des objectifs du développement du Millénaire (ODM) passe d’une part par le renforcement d’une répartition pro pauvre des ressources budgétaires et d’autre part par une grande sensibilisation des populations, surtout rurales à l’importance du suivi des soins prénataux, des soins maternels, de soins de vaccination.


Resource Details (Export Citation) GTAP Keywords
Category: 2006 Conference Paper
Status: Published
By/In: Presented at the 9th Annual Conference on Global Economic Analysis, Addis Ababa, Ethiopia
Date: 2006
Version:
Created: Symphorien, T. (5/1/2006)
Updated: Symphorien, T. (5/1/2006)
Visits: 2,178
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